Изображения страниц
PDF
EPUB

de 30 à 40 paras. C'est une pièce de harnois qui couvre les flancs du cheval.

Trois mille paires d'étriers de Bachtcheseraï et d'Ahmeschid, de 20 à 30 paras.

Trois à quatre mille mors de chevaux, de 6 à 10 paras.

Mille canons de fusils de Bachtcheseraï, dont la qualité détermine le prix.

Deux mille arcs de tout prix, depuis 10 piastres de Bécheliks jusqu'à 200.

Quatre mille assortiments de fers à cheval, avec les clous , à 20 paras.

Cinq à six mille couteaux de Crimée, de 15 à 16 paras.

Deux mille paquets d'aiguilles, de 30 à 60 paras le paquet, suivant la qualité.

Mille pelisses de peaux d'agneaux de Crimée, de 8 à 9 piastres.

Mille à quinze cents peaux de tesson pour étuis de fusil, à 40 paras la pièce.

Deux à trois caisses de quincailleries de toute espèce.

Mille couffes de noix de pipes de Constantinople, de cinq à six cents noix la couffe.

Mille à quinze cents peignes de buis ou de corne: ceux-ci à 4 paras, et les autres à 2 paras la pièce.

Une grande quantité de poudre à tirer, de Caffa et de Constantinople : la plus mauvaise se vend 20 paras l'ocque; celle de France, quand on peut y en porter, vaut jusqu'à 60 paras, et celle d'Angleterre n'a point de prix.

Vingt balles de papier de vingt-quatre, qui se vend en détail jusqu'à i aspre la feuille.

Trente à trente-cinq mille faulx d'Allemagne, de 20 à 25 paras.

Deux à trois cents chevaux de Crimée.

Les bois de construction et de bâtisse et le bois à brûler viennent à Taman de Sooudjouk, où il est à très-bon marché.

Commerce d'exportation de la Circassie.

Quatre-vingts à cent mille quintaux de laine, tant de la Circassie que des Nogaïs du Couban qui y sont compris. On la transporte à Taman par charriots, elle passe de là à Caffa et à Constantinople; elle est toute lavée : on lave les moutons avant que de les tondre: le fleuve Couban, qui traverse toute la Circassie, en fournit la facilité; cette laine est d'une assez belle qualité; mais on n'en trouve guère qu'un quart de blanche sur trois quarts de noire. Il n'y a point de pelades; la toison se fait deux fois l'année, au mois de mai et au mois de septembre: la première toison est la plus estimée, parce que la laine est plus longue. Outre la laine qui passe dans l'étranger, le pays en consomme une quantité énorme pour les manufactures de Tchekmen, dont je parlerai ci-après. La laine coûte à Taman environ 3 paras l'ocque.

Cent mille pièces de tchekmen. C'est une étoffe de laine extrêmement grossière (espèce de flanelle ou molleton), fort en usage dans toute la Tartarie, et même en Turquie : on en fait de commande d'extrêmement fine. Le fils d’Abduveli-Aga, grand trésorier de Crimée, en portoit un habit blanc d'une si grande beauté que je le pris pour du drap de France, et j'eus toutes les peines du monde à me détromper, ce qui me fit naître l'idée qu'on pourroit peut-être trouver dans ce pays-là une qualité de laine propre pour la fabrication des draps. Cet article mérite d'être approfondi.

Cinq à six mille tchekmens, espèce d'habits des étoffes dont je viens de parler, et qui en portent le nom : la première qualité se vend de 10 à 11 piastres la pièce; la seconde, de 4 à 5, et la troisième de 60 paras à 2 piastres. Il y en a de blancs, de gris et de noirs. On les vend tout faits : ils passent en Crimée, en Moldavie, en Pologne et dans quelques provinces de Turquie.

Cinquante à soixante mille chalwars ou culottes de tchekmen, de trois qualités différentes, depuis 20 paras jusqu'à 3 piastres.

Deux cent mille manteaux de feutre, avec une longue peluche, appelés j'apendjis : il y en a de trois qualités, depuis piastres i jusqu'à trois; il se trouve une quatrième espèce qui est extrêmement fine; on n'en vend pas ordinairement. Les personnes distin. guées en font faire pour leur usage ou pour des présents. On appelle ces derniers manteaux andi-yapendjisi : ils sont extrêmement recherchés; mais il n'en sort de Circassie qu'une très-petite quantité. Les autres yapendjis se débitent en Crimée, en Moldavie, en Valaquie, en Pologne, en Moscovie, et quelque peu en Turquie. .

Cinq à six mille beaux cuirs salés, qui pèsent de vingt-cinq à trente ocques : le pays en produit beaucoup plus; mais les Circassiens et les Nogaïs du Couban en consomment une prodigieuse quantité pour les chaussures qu'ils appellent tcharik : on les vend à Taman jusqu'à 3 piastres.

Cinq à six quintaux de miel excellent, qui vient à Taman par charriots, et à Atchou par bateaux sur le Couban; il est impossible d'en déterminer le prix, parce qu'on ne le vend sur les lieux qu'en troc, et que c'est l'avantage de l'échange qui en fixe la va-leur; on peut l'acheter pur, ou avec la cire, tel qu'il sort de la ruche; il se vend pur à Atchou et à Tàman, à raison de 3 paras l'ocque. Les marchands qui l'achètent sur les lieux de la première main font quelquefois des échanges si profitables, qu'un d'eux m'a assuré que, dans un troc, la cire lui étoit revenue à 5 paras l’ocque, et le miel à proportion.

On débite aussi à Taman environ cinq cents quintaux de miel d'Abaza, qui est à très-bon marché, et ne vaut que 4 paras l'ocque; il est d'une très-mauvaise qualité : il cause une ivresse affreuse à ceux qui en mangent, et c'est pour cela qu'on l'appelle deli

bal ou miel fol. On en compose une boisson avec le nardenk; on le mêle aussi avec la boisson de millet fermenté, appelée baza, pour lui donner plus de force.

Sept à huit mille ocques de cire, dont la plus grande partie vient à Taman, et passe à Caffa et à Constantinople; il en va aussi quelque peu à Atchou; certains marchands vont l’y acheter pour l'avoir à meilleur compte, parce qu'on l'y porte par le fleuve, et avec moins de frais qu'à Taman, où on la voiture par charriots : on la vend à Taman brute, à raison de 20 paras l'ocque, et à 30 paras, nette et bien épurée.

Cinquante mille peaux de martre, appelées zerdava, de 40 à 50 paras la pièce ; elles passent de Taman à Caffa, où on les prépare pour les envoyer à Constantinople.

Cinq mille peaux de sangsar ou fouine, de 25 à 30 paras la pièce.

Cent mille peaux de tilki ou renard, de 25 à 30

paras.

Cent mille peaux de kourd ou loup, de 50 à 60 paras.

Trois mille peaux d'aïu ou ours, que l'on porte à Bourgaz, d'où elles se répandent en Allemagne et en Pologne; elles sont à très-grand marché à Taman, où on les vend de 45 à 50 paras.

Cinq cent mille peaux de mouton dont le prix est d'un para la pièce.

« ПредыдущаяПродолжить »