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sure est la même dans toute la Perse, et le terme de comparaison généralement reçu.

Le mystqual de Turquie a deux karats de plus. On vend au mystqual les perles, l'or, l'argent, les drogues, les coupons de châles, et autres matières précieuses.

Seize mystquals composent un sir, qui est égal à quinze cent trente-six grains d'orge.

Cinq sirs font sept mille six cent quatre-vingts grains, et équivalent, comme je l'ai dit, à une livre de France.

Après avoir donné ces renseignements sur les poids en usage en Perse, j'avoue que je reste encore en doute sur l'exactitude de ces évaluations, s'il est vrai que les marchands Arméniens d'Astrakhan considèrent trois batmanstchahs de soie comme équivalant à quarante-deux livres et demie de Russie, puisqu'alors le batmanstchah ne vaudroit que quatorze livres un sixième de Russie, au lieu de seize livres, poids de marc.

Mesures de longueur et de dimension.

Les mesures de longueur ou de dimension sont encore plus variées et plus incertaines que

les autres. Selon un des voyageurs les plus modernes, le gues ou archine royale, dont on se sert le plus communément en Perse, égale un mètre vingt-cinq centimètres, ou près de trente-huit pouces, et cependant tous les marchands Persans avec lesquels les négociants de Constantinople ont eu des rapports , s'accordent à ne donner à l'archine royale (zeraychahi) de Perse que trente-sept pouces : ce qui est parfaitement d'accord avec l'archine géorgienne, qui n'est elle-même que celle de Perse. Indépendamment de l'archine royale généralement en usage en Perse, il en existe de particulières à Ispahan, à Yezd, à Chyras, à Lar, à Bender-Boucher, et à Khoy.

La mesure dont on se sert pour arpenter les terres se nomme djirib ou tenef; elle est de seize archines royales. Je n'ai pas besoin de parler des mesures de capacité, l'usage général en Perse étant de vendre les liquides au poids, de même que les graines de toute espèce.

Mesures turques en usage dans l'Immirette et la Mingrelie.

Les mesures de poids dont on se sert dans toute l'ancienne Colchide, long-temps occupée par les Turcs , sont : le quintal, ou cantaro, qui vaut quarante-quatre okes ; lorsqu'il s'agit de denrées coloniales ou d'épices, le quintal se divise à Constantinople en centaines; mais l'usage en Colchide, pour les sous-divisions, est de ne connoître que l'oke, et cette oke se sousdivise en quatre cents dragmes : l'oke équivaut à trois livres, poids de Marseille, et une fraction : ainsi on considère habituellement trente - trois okes comme égaux à cent livres de

Russie ou de Marseille, ou à quatre-vingt-trois livres trois quarts , poids de marc.

On se sert, à Constantinople, pour les essences de roses, les pierres précieuses, les perles et l'or, du médical, qui vaut une dragme et demie.

A l'égard du sel, du blé, du maïs et des autres grains, on les vend au kilo, mesure de capacité, dont cinq kilos sept huitièmes équivalent au schetweert de blé d'Odessa.

Le kilo de sel pèse de vingt-huit à trente-deux okes de quatre-vingt-quatre à quatre-vingt-seize livres, et celui de maïs, environ vingt-deux okes, ou soixante-six livres.

Pour mesure de longueur, on se sert dans toute l'ancienne Colchide, comme à Constantinople, du pic, qui est de vingt-cinq pouces, et diffère ainsi très-peu de l'archine russe, qui est de vingt-six

pouces et demi.

Monnoies.

On se sert à Tiflis des monnoies frappées en Russie et de celles qui sont en usage en Perse. Depuis quelque temps on y voit aussi beaucoup de pièces turques, et comme elles ont cours dans toute l'Immirette, je ferai successivement mention des unes et des autres.

Les payements en Russie se font de deux manières: en assignations de banque, et en monnoies d'or, d'argent et de cuivre.

Les assignations de banque ne sont pas, comme dans toute la Russie, la monnoie courante à Tiflis. Tout s'y vend en roubles d'argent; mais les assignations de banque sont très-recherchées pour les envois de fonds à faire en Russie, et surtout pour les achats des Arméniens à la foire de Makariew, aujourd'hui Nijni-Novgorod.

Les assignations de banque servent donc à la fois en Géorgie de monnoie et de lettre de change. J'ai expliqué ailleurs combien la faculté de faire

par

la poste des remises d'argent, ou d'en recevoir

moyennant un simple droit de un pour cent, présentoit d'avantages aux négociants, et facilitoit les grandes opérations de commerce et de banque.

Les monnoies de la Russie consistent en pièces d'or de 20 roubles assignations (20 fr.); elles sont en général peu recherchées, et éprouvent même une perte plus ou moins grande lorsqu'on les échange contre des roubles d'argent : elles n'entrent pas dans les payements du commerce, et d'ailleurs on n'en voit jamais en Géorgie.

Les monnoies les plus courantes sont les roubles d'argent; ils sont comptés dans tous les marchés et transactions ordinaires pour 3 roubles 80 copecs assignations (3 fr. 80 cent.). A Moscou et Odessa, leur cours varie de 3 roubles 60 copecs à 3 roubles

80 copecs.

On voit

peu de demi-roubles et de pièces de 80 et 40 copecs russes; lorsqu'on en donne en payement,

on les considère les unes comme des abazes, et les autres comme des demi-abazes.

Les monnoies de cuivre ont en Géorgie une valeur bien supérieure à celle qu'on leur donne dans tout l'intérieur de la Russie, puisque 60 copecs de cuivre sont considérés comme égaux à une pièce de 80 copecs , et conséquemment 300 copecs en cuivre valent I rouble d'argent de 3 roubles 80 copecs. Je crois devoir donner ici les motifs de cette singularité. Les gros sous de cuivre de 5 copecs, auxquels on donne aussi le nom de pataques, sont tellement pesants, que soixante-quatre de ces pièces pèsent un poud ou quarante livres de Russie; et comme le poud de cuivre brut ne vaut jamais moins de 30 à 32 roubles assignations, il s'ensuivoit que leur refonte procuroit un capital de bénéfice, opération qu'une grande surveillance n'empêchoit pas toujours d'avoir lieu. Aussi le Gouvernement s'occupe-t-il à retirer ces pièces de la circulation, et il les remplace par

des sous assez légers, pour ne laisser aucun bénéfice à la refonte.

Monnoies persanes.

Avant la réunion de la Géorgie à la Russie, les monnoies persanes étoient les seules en usage dans cette contrée.

Les pièces d'or consistent en toman, demi-toman, et quart de toman. Selon M. Amédée Jaubert, les tomans qui sont d'or pur pèsent vingt-huit nockouds,

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